Lot 62 — Henri Edmond Cross (1856-1910)
Lot
62
HENRI EDMOND CROSS (1856-1910)
Adjugé —
192 000 €
Bateaux aux abords de rochers varois
| Technique | Huile sur toile signée en bas à droite |
|---|---|
| Signature | Signée en bas à droite |
| Dimensions | 46 x 55 cm |
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46 x 55 cmNous remercions Monsieur Patrick Offenstadt, cataloguiste du peintre, pour son aimable authentification.Provenance : - Vente aux enchères Maître Blache du 25/05/1962.
- Collection particulière, Paris.Bibliographie : Isabelle COMPIN, Henri Edmond Cross, Edition des Quatre Chemins, Paris, 1964, n°52.Le rôle d’Henri Cross fut fondamental dans le développement du mouvement néo-impressionniste, auquel il fut fidèle jusqu’à sa mort en 1910. Cofondateur du Salon des Indépendants en 1884, cette expérience fut pour lui le moyen de côtoyer les initiateurs que furent Seurat, Dubois-Pillet, Angrand et Signac. Un événement sera déterminant pour l’évolution de Cross : en 1891, alors qu’il vient d’exposer aux Indépendants son premier tableau pointilliste (portrait de Mme H.F., Paris, Musée d’Orsay) des problèmes de santé l’obligent à s’installer définitivement dans le Var où il se fait construire une maison à Saint-Clair près du Lavandou. Cross découvre la puissance lumineuse de la Méditerranée et va convaincre Signac de s’installer également dans le Midi. Leur recherche commune sur le divisionnisme leur permet de mettre au point un second néo-impressionnisme qui se différencie de celui de Seurat. À la théorie du mélange optique s’ajoute un élément essentiel : la réduction de la palette aux seules couleurs du prisme, l’objectif étant d’atteindre à la plus grande intensité chromatique et au plus haut degré de luminosité. Dans « Bateaux aux abords de rochers varois », les motifs rectilignes des récifs, des deux pins maritimes et du cap dans le lointain stabilisent la composition et sont caractéristiques de la recherche simultanée de rythme, d’équilibre, de simplicité et d’architecture propre à Cross. Egalement, comme dans d’autres œuvres tel « Le Naufrage » 1906/1907 (Paris, musée d’Orsay), Cross introduit une dimension dynamique, dramatique, en plaçant deux frêles esquifs et leurs rameurs dans des eaux tourbillonnantes à proximité de récifs. Les couleurs pures intensifient la scène, les somptueuses touches divisées de rouges, d’oranges et de violacés des rochers contrastant avec les turquoises et les verts profonds des vagues déchaînées.