Lot 118 — Josef FLOCH (1894/95-1977)
Le port méditerranéen, circa 1927
| Technique | Huile sur toile |
|---|---|
| Signature | Signée en bas à droite |
| Dimensions | 61 x 80 cm |
Maison : Drouot Estimations
Date : 14/04/2023
Lieu : Salle 1 - Hôtel Drouot , 9, rue Drouot 75009 Paris
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Signée en bas à droite.
61 x 80 cm.Nous remercions Monsieur Serge Lemoine qui a verbalement confirmé l'authenticité de ce tableau et qui nous a fourni de nombreux compléments biographiques sur le peintre.Bibliographie : Bibliographie générale sur le peintre : Joseph Floch, Leben und Weerk, 1894-1977; Karl Pallauf, Serge Lemoine, Österreichischer Kunst und Kulturverlag, 2000. OEuvre en rapport : Les Agaves à Collioures, Le Phare de Collioures et la Ville côtière, illustrés dans le catalogue raisonné de Joseph Floch, Leben und Weerk, 1894-1977; par Karl Pallauf, sous les n° 134, 135, 136 p.157.Josef Floch est membre du Hagenbund entre 1919 et 1938. Ce groupement d'artistes d'esprit libéral fondé à l'époque de la Sécession viennoise, voit dans les années vingt cohabiter ou parfois s'affronter les tendances esthétiques d'avant-garde : cubisme, nouvelle-objectivité, expressionnisme. D'origine juive, Josef Floch s'expatrie à Paris en 1925 et partage une amitié avec le peintre Willy Eisenschitz. En 1929, la galeriste parisienne Berthe Weill lui consacre une exposition personnelle. Suivent des expositions chez Bernheim et Cie en 1932, chez Pierre Colle en 1933 et chez Jeanne Castel en 1936. Le peintre connait une certaine notoriété. Ses soutiens furent aussi les conservateurs Germain Bazin et Jean Cassou. Durant son exil à New-York à partir de 1941, il peint des oeuvres tout à fait singulières, ses « Terrasses » : des personnages assis sur des terrasses d'architectures contemporaines, parfois étrangement de dos, semblent rassemblés sans raison, dans le silence et l'incommunicabilité. Notre tableau appartient à une série contemporaine d'un voyage dans le Sud de la France vers 1927. Le village méditerranéen, emboitage de cubes aux toits de briques est peint dans sa matière caractéristique, tantôt plâtreuse, tantôt plus patinée. Deux voiliers et trois pêcheurs sur le port sont figés dans l'immobilité : Floch peint ainsi la présence d'une absence. La poésie de Floch naît de l'alliance du climat de la peinture métaphysique conjugué à un cubisme cézannien (celui de Derain et de Vlaminck) encore très en vogue dans la peinture européenne des années vingt. Deux importantes rétrospectives lui ont été consacrées à Vienne au Musée du Belvédère en 1972 et en 2017 à la Galerie W & K.