Lot 72 — Valerio ADAMI (Né en 1935)
S.Fitzgerald al Hotel Algonquin, 1976
| Signature | Signée, titrée et datée « 19-4-1976 / 19-5-1976 au dos de la toile » |
|---|---|
| Dimensions | 130 x 97 cm |
Maison : Gros & Delettrez
Date : 19/09/2023
Lieu : Salle 10 - Hôtel Drouot , 9, rue Drouot 75009 Paris
Les lots sont vendus en l'état. L'évaluation des œuvres reflète l'état de conservation au moment du catalogage. Les acquéreurs sont tenus de payer en sus du prix d'adjudication les frais légaux en vigueur.
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le cabinet.
« 19-4-1976 / 19-5-1976 au dos de la toile ».
130 x 97 cmProvenance : Galerie Maeght, 13 rue de de Téhéran, Paris, N°15496. (étiquette au dos)Dans les années vingt, un groupe de jeunes écrivains avait pris l’habitude de se réunir à l’Hôtel Algonquin, au coeur de Manhattan. Scott Fitzgerald, auteur de « Gatsby Le Magnifique » (entre autres romans), est un habitué de ce cercle littéraire et l’un des
acteurs en vue de la vie mondaine new-yorkaise à l’ère du jazz. Les principaux thèmes d’inspiration d’Adami sont la littérature, les voyages et les relations entre la poésie, la musique et la peinture. Son travail sur la mémoire, individuelle puis collective, le
conduit à réaliser dès 1966 des portraits de célébrités – Nietzsche James Joyce, Freud, Walter Benjamin – puis des paysages et des événements historiques, intégrant des mots-titres peints qui font référence à la peinture ancienne. Dans les années 1970,
Adami s’affirme comme un des représentants de la Nouvelle figuration.
Notre oeuvre évoque l’écrivain au bar du fameux hôtel new-yorkais. Le personnage et le décor s’articulent dans une composition complexe où le rapport classique entre l’espace et la profondeur est entièrement bouleversé. Les couleurs vives et les teintes
acidulées de notre oeuvre sont posées en aplats uniformes ne laissant la place à aucun doute ou repentir. Pour Adami, la couleur a pour fonction de détourner, modifier ou amplifier le dessin aux contours épais et noirs. Le trait et la ligne déterminent ainsi l’espace, et le creusent pour insuffler un lyrisme contenu dans la rigueur du dessin. Le peintre nous offre dans cette oeuvre la quintessence de son art et de son style si personnel que l’artiste aimait à décrire comme : « une proposition complexe, où des expériences visuelles antérieures forment des combinaisons imprévisibles ».
Le travail du peintre connait rapidement la reconnaissance internationale et dès 1970, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris lui consacre une exposition. En 1971, Adami expose pour la première fois à la Galerie Maeght et son oeuvre fait l’objet d’une
importante rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 1985.